Archives de catégorie : informations culturelles

Fondation Bemberg à Toulouse

La Normandie et Walter Sickert à l’honneur

Même dans le Sud, dans l’hôtel Assézat à Toulouse, on découvre des pépites qui mettent en valeur la Normandie et rappellent les liens forts qui l’unissent aux artistes britanniques.

L’une des salles des collections permanentes est dédiée à Walter Sickert et Vuillard. Sickert, pourtant très apprécié en France de son vivant, est rapidement tombé dans l’oubli après sa mort. Francophone et francophile, proche des impressionnistes puis des Nabis, cet ancien élève de Whistler, marqué par sa rencontre avec Degas en 1883, se lie d’amitié avec Bonnard qui lui achète plusieurs de ses œuvres. Georges Bemberg fit l’acquisition d’une dizaine de ses toiles. L’homme et son œuvre sont considérés comme un des maillons essentiels dans la relation qui s’établit entre les élites culturelles et artistiques de deux côtés de la Manche à la fin du 19 ème siècle. A ce sujet , voir également l’article sur les Anglais à Dieppe et le podcast de Serge Van Den Broucke sur ce sujet .

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Lee Miller

Exposition au MAM jusqu’au 2 août

Lee Miller (1907-1977), d’origine américaine, est maintenant reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle. Cette exposition retrace l’ensemble de son parcours mais cet article se consacrera à la partie de sa vie passée en Angleterre, notamment après sa rencontre avec le peintre et poète surréaliste Roland Penrose.

C’est à cette époque qu’elle se lie d’amitié avec Leonora Carrington dont vous pouvez voir les tableaux au Musée du Luxembourg, jusqu’au 19 juillet

En 1939, au déclenchement de la guerre, elle choisit de rester à Londres et s’investit progressivement dans les publications du Vogue anglais en tant que photographe de mode.

La section « sombre gloire » montre ses photographies des ruines et des bombardements de Londres qui témoignent de la vie quotidienne pendant le Blitz mais aussi ses reportages consacrés aux femmes engagées dans la guerre: infirmières, aviatrices, qui paraissent aussi bien dans le Vogue anglais qu’américain.

A la fin de l’année 42 , Lee Miller obtient son accréditation de correspondante de guerre et sur rendra sur le terrain du conflit jusqu’à 1945, où elle fera découvrir au monde, avec le photographe David E. Scherman, les atrocités des camps de Buchenvald et Dachau.

Dans les années qui suivent, Lee Miller, affectée par son expérience de la guerre, s’installe dans le Sussex à Farleys Farm House avec Roland Penrose et leur fils Anthony, où, dans un cadre plus privé, elle continue à réaliser des portraits de ses proches tout en s’adonnant à de nombreuses expériences culinaires .

Elle avait déjà inventé la tatin aux oignons, la pizza sans pâte et la glace marshmallow-coca cola! Vous pouvez tester ses recettes ci-dessus.

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Exposition Leonora Carrington

Musée du Luxembourg

Leonora Carrington est née dans le Lancashire en 1917. Ses débuts artistiques ont été marqués par sa jeunesse passée en Angleterre, nourrie de contes de fées, de littérature fantastique et d’histoires que lui racontait sa grand-mère irlandaise. Elle a développé un goût subtil pour le fantastique et l’invention d’autres mondes comme en témoigne déjà son carnet d’enfant « animals of a different planit », une oeuvre prodigieuse combinant science et pure imagination

En 1937, elle rencontre Max Ernst et s’enfuit avec lui, Roland Penrose et Lee Miller en Cornouailles, où les rejoignent entre autres Paul et Nusch Eluard, Man Ray ou encore Henri Moore.

LLee Miller, Ady Fidelin, Nusch Eluard et Leonora Carrington

Le couple s’installe ensuite à Paris , à Saint Germain des prés, puis à Saint Martin d’Ardèche. En 1939, Max Ernst est arrêté et envoyé au camp d’internement des Milles. Elle fuira ensuite pour l’Espagne et le Mexique où elle s’installera jusqu’à la fin de sa vie.

A la sortie de l’exposition, vous pourrez vous laisser tenter par la pâtisserie créée spécialement pour l’exposition par Angelina et/ou le livre écrit par Elena Poniatowska si vous voulez en apprendre davantage sur l’artiste.

Exposition visible jusqu’au 19 juillet

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Chuck Chuck Baby

Une comédie musicale britannique au festival ciné friendly

Mercredi 8 avril 20H au cinéma Omnia.

Helen vit avec son ex-mari, sa petite amie de 20 ans, leur nouveau bébé – et sa mère Gwen, mourante. Elle travaille à l’usine. Elle ne vit que pour rire avec ses amies au travail, s’occuper de Gwen et écouter de la musique. Lorsque Joanne, la fille qu’elle aimait secrètement à l’école, revient en ville, le monde d’Helen est bouleversé.

Film en exclusivité dans le cadre du festival Ciné Friendly.

Programme complet ci-dessous

“I Swear” / »Plus fort que moi »

Le film britannique qui a créé la surprise en remportant trois Bafta

Robert Aramayo incarne l’Écossais John Davidson dans le film « I Swear/ Plus fort que moi », de Kirk Jones. Photo Graeme Hunter/Tempo Productions/One Story High

I Swear / Plus fort que moi, par ailleurs Bafta du meilleur casting, raconte l’histoire vraie de John Davidson, né en Écosse en 1971, qui avait déjà fait l’objet d’un documentaire télé de la BBC en 1989 (John’s Not Mad). Atteint, depuis l’adolescence, de cette maladie neurologique décrite pour la première fois au XIXᵉ siècle par Gilles de La Tourette, qui consiste en un ensemble de tics, de tocs, et parfois de vocalises irrépressibles pouvant prendre la forme d’insultes gratinées, John jure (to swear, en VO) à tort et à travers, et c’est plus fort que lui. Le long métrage le saisit à l’apparition de ses symptômes, en 1983, et le suit jusqu’à l’âge adulte, où..

Article complet de Marie Sauvion dans Télérama

Le film sort en salle le 1er avril. Nous vous proposons un atelier de conversation en anglais à propos de ce long métrage le jeudi 23 avril au restaurant In Situ de 18H à 19H.

Deux autres témoignages sur ce syndrome par un artiste Jeff Kotorba. Jeff Kotorba est un cartooniste américain, ami d’un de nos adhérents , Olivier Auvray qui est le commissaire des expositions organisées par le RNC.

Ted Talk 2017

Ted Talk 2019

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Les lecteurs français vont découvrir Rebecca Wait

Rebecca Wait campe son roman dans les Hébrides, en Ecosse (crédit : Phébus).

Avec Tommy Baird est de retour, un thriller de haute volée, la Britannique Rebecca Wait connaît sa première traduction en français chez Phébus, 6 ans après la publication originale du titre outre-Manche. 

L’histoire

  • •Dans Tommy Baird est de retour (Our Fathers en version originale) Rebecca Wait emmène le lecteur à la rencontre de Tom, seul survivant d’un drame familial survenu lorsqu’il était âgé de 8 ans : son père a abattu sa mère, son frère et sa sœur avant de retourner l’arme contre lui‑même.
  • •20 ans plus tard, Tom revient sur l’île écossaise isolée où tout s’est joué, dans la maison de son oncle, pour affronter les lieux, les silences et les voisins qui continuent de voir en son père un homme « respectable » qui aurait simplement « craqué ».
  • •Entre passé et présent, le roman plonge dans les souvenirs d’enfance et les non‑dits d’une communauté marquée par la violence.

Le poids de la violence

  • •Au-delà du fait divers, le livre explore les thèmes de la culpabilité du survivant, de la mémoire et de la façon dont un acte atroce contamine tout un territoire intime et social.
  • •Rebecca Wait dissèque les masculinités taiseuses, la difficulté des hommes à dire la douleur, mais aussi la possibilité, fragile, d’une rédemption et d’un apaisement.
  • •L’île, avec son décor rugueux et oppressant, devient presque un personnage, miroir de la violence enfouie et des émotions que le héros n’a jamais pu formuler.

L’autrice

  • Rebecca Wait, autrice britannique née en 1988, a publié son premier roman The View on the Way Down à 24 ans, et en a depuis écrit 4 autres.
  • •Ancienne professeure dans des collèges londoniens, formée à Oxford, elle s’est imposée comme une voix singulière de la fiction contemporaine britannique, attentive aux zones d’ombre psychologiques et aux dynamiques familiales.
  • Tommy Baird est de retour a été salué par la critique britannique, notamment par The Guardian, qui l’a sélectionné comme l’un des meilleurs thrillers de l’année 2020. 

👉 Rebecca Wait, Tommy Baird est de retourPhébus, 304 p., 23,50 €.

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Hamnet : des prix littéraires aux Oscars

Jessie Buckley crève l’écran dans une adaptation bouleversante du roman de Maggie O’Farrell (crédit : Agata Grzybowska / © 2025 FOCUS FEATURES LLC).

Nommé dans 8 catégories aux Oscars, le film Hamnet a fait sensation à Los Angeles. Jessie Buckley, qui y interprète un rôle majeur, a même décroché la statuette dans la catégorie « meilleure actrice ». À la source de ce grand film, un roman de Maggie O’Farrell publié en 2020. 

De quoi cela parle

  • Hamnet plonge le lecteur dans l’Angleterre de la fin du XVIe siècle, à Stratford-upon-Avon.
  • •À travers Agnes, épouse de Shakespeare dont le nom n’est jamais cité, le roman raconte un mariage atypique, la vie domestique loin de Londres et le lien fusionnel qui unit le couple et ses 3 enfants.
  • •La mort du fils Hamnet, âgé de 11 ans, probablement emporté par la peste, devient le cœur tragique du récit. Ce drame a t-il joué un rôle dans l’écriture d’Hamlet ? C’est une des questions que pose l’intrigue.

Pourquoi le lire

  • •Le roman se caractérise par la puissance de son écriture et la façon dont Maggie O’Farrell transforme un blanc de l’Histoire en matière romanesque.
  • •Sa prose donne chair à Agnes, figure longtemps effacée, et explore avec une rare finesse le chagrin, la maternité et la manière dont la douleur intime nourrit l’élan créateur.
  • •Le roman touche aussi par son atmosphère sensorielle, le quotidien rural, les superstitions, et surtout ce portrait d’un enfant oublié.

À l’écran

  • •Ce livre a inspiré une adaptation au cinéma signée Chloé Zhao qui met en scène Paul Mescal et Jessie Buckley dans les rôles de Will et Agnes. Le film est sorti dans les salles françaises en janvier dernier.
  • •Le film insiste sur la passion fondatrice du couple, le drame de la perte de l’enfant et la façon dont Shakespeare va sublimer ce deuil pour nourrir un chef d’œuvre théâtral.
  • •Porté par une mise en scène sensible, il prolonge le roman en imageant ce passage de la douleur à la création.
  • •En plus de l’Oscar décerné dimanche, Jessie Buckley a été récompensée aux BAFTA, aux Golden Globes ou encore aux Screen Actors Guild Awards 2026 pour son incarnation d’Agnes.

👉 Maggie O’Farrell, Hamnet, Belfond, 368 p., 23 €.

🎬 La bande-annonce du film se regarde ici.

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Orwell : 2 + 2 = 5

1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984.

ORWELL : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother… des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui.

Vous pouvez voir le film à l’Omnia République lundi 16 à 20h15 .

Et retrouvez-nous à L’échiquier jeudi 19 à 18h pour en discuter.

Martin Parr, Global warning

Jeu de Paume du 30 janvier au 24 mai

Cette exposition propose de revisiter l’oeuvre de Martin Parr à l’aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Pendant cinquante ans, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr a dressé un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie.

Venice Beach, Californie, États-Unis, 1998
© Martin Parr / Magnum Photos

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