Archives de catégorie : informations culturelles

Exposition Leonora Carrington

Musée du Luxembourg

Leonora Carrington est née dans le Lancashire en 1917. Ses débuts artistiques ont été marqués par sa jeunesse passée en Angleterre, nourrie de contes de fées, de littérature fantastique et d’histoires que lui racontait sa grand-mère irlandaise. Elle a développé un goût subtil pour le fantastique et l’invention d’autres mondes comme en témoigne déjà son carnet d’enfant « animals of a different planit », une oeuvre prodigieuse combinant science et pure imagination

En 1937, elle rencontre Max Ernst et s’enfuit avec lui, Roland Penrose et Lee Miller en Cornouailles, où les rejoignent entre autres Paul et Nusch Eluard, Man Ray ou encore Henri Moore.

LLee Miller, Ady Fidelin, Nusch Eluard et Leonora Carrington

Le couple s’installe ensuite à Paris , à Saint Germain des prés, puis à Saint Martin d’Ardèche. En 1939, Max Ernst est arrêté et envoyé au camp d’internement des Milles. Elle fuira ensuite pour l’Espagne et le Mexique où elle s’installera jusqu’à la fin de sa vie.

A la sortie de l’exposition, vous pourrez vous laisser tenter par la pâtisserie créée spécialement pour l’exposition par Angelina et/ou le livre écrit par Elena Poniatowska si vous voulez en apprendre davantage sur l’artiste.

Exposition visible jusqu’au 19 juillet

NLG

Chuck Chuck Baby

Une comédie musicale britannique au festival ciné friendly

Mercredi 8 avril 20H au cinéma Omnia.

Helen vit avec son ex-mari, sa petite amie de 20 ans, leur nouveau bébé – et sa mère Gwen, mourante. Elle travaille à l’usine. Elle ne vit que pour rire avec ses amies au travail, s’occuper de Gwen et écouter de la musique. Lorsque Joanne, la fille qu’elle aimait secrètement à l’école, revient en ville, le monde d’Helen est bouleversé.

Film en exclusivité dans le cadre du festival Ciné Friendly.

Programme complet ci-dessous

“I Swear” / »Plus fort que moi »

Le film britannique qui a créé la surprise en remportant trois Bafta

Robert Aramayo incarne l’Écossais John Davidson dans le film « I Swear/ Plus fort que moi », de Kirk Jones. Photo Graeme Hunter/Tempo Productions/One Story High

I Swear / Plus fort que moi, par ailleurs Bafta du meilleur casting, raconte l’histoire vraie de John Davidson, né en Écosse en 1971, qui avait déjà fait l’objet d’un documentaire télé de la BBC en 1989 (John’s Not Mad). Atteint, depuis l’adolescence, de cette maladie neurologique décrite pour la première fois au XIXᵉ siècle par Gilles de La Tourette, qui consiste en un ensemble de tics, de tocs, et parfois de vocalises irrépressibles pouvant prendre la forme d’insultes gratinées, John jure (to swear, en VO) à tort et à travers, et c’est plus fort que lui. Le long métrage le saisit à l’apparition de ses symptômes, en 1983, et le suit jusqu’à l’âge adulte, où..

Article complet de Marie Sauvion dans Télérama

Le film sort en salle le 1er avril. Nous vous proposerons bientôt un atelier de conversation en anglais à propos de ce long métrage.

Les lecteurs français vont découvrir Rebecca Wait

Rebecca Wait campe son roman dans les Hébrides, en Ecosse (crédit : Phébus).

Avec Tommy Baird est de retour, un thriller de haute volée, la Britannique Rebecca Wait connaît sa première traduction en français chez Phébus, 6 ans après la publication originale du titre outre-Manche. 

L’histoire

  • •Dans Tommy Baird est de retour (Our Fathers en version originale) Rebecca Wait emmène le lecteur à la rencontre de Tom, seul survivant d’un drame familial survenu lorsqu’il était âgé de 8 ans : son père a abattu sa mère, son frère et sa sœur avant de retourner l’arme contre lui‑même.
  • •20 ans plus tard, Tom revient sur l’île écossaise isolée où tout s’est joué, dans la maison de son oncle, pour affronter les lieux, les silences et les voisins qui continuent de voir en son père un homme « respectable » qui aurait simplement « craqué ».
  • •Entre passé et présent, le roman plonge dans les souvenirs d’enfance et les non‑dits d’une communauté marquée par la violence.

Le poids de la violence

  • •Au-delà du fait divers, le livre explore les thèmes de la culpabilité du survivant, de la mémoire et de la façon dont un acte atroce contamine tout un territoire intime et social.
  • •Rebecca Wait dissèque les masculinités taiseuses, la difficulté des hommes à dire la douleur, mais aussi la possibilité, fragile, d’une rédemption et d’un apaisement.
  • •L’île, avec son décor rugueux et oppressant, devient presque un personnage, miroir de la violence enfouie et des émotions que le héros n’a jamais pu formuler.

L’autrice

  • Rebecca Wait, autrice britannique née en 1988, a publié son premier roman The View on the Way Down à 24 ans, et en a depuis écrit 4 autres.
  • •Ancienne professeure dans des collèges londoniens, formée à Oxford, elle s’est imposée comme une voix singulière de la fiction contemporaine britannique, attentive aux zones d’ombre psychologiques et aux dynamiques familiales.
  • Tommy Baird est de retour a été salué par la critique britannique, notamment par The Guardian, qui l’a sélectionné comme l’un des meilleurs thrillers de l’année 2020. 

👉 Rebecca Wait, Tommy Baird est de retourPhébus, 304 p., 23,50 €.

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Hamnet : des prix littéraires aux Oscars

Jessie Buckley crève l’écran dans une adaptation bouleversante du roman de Maggie O’Farrell (crédit : Agata Grzybowska / © 2025 FOCUS FEATURES LLC).

Nommé dans 8 catégories aux Oscars, le film Hamnet a fait sensation à Los Angeles. Jessie Buckley, qui y interprète un rôle majeur, a même décroché la statuette dans la catégorie « meilleure actrice ». À la source de ce grand film, un roman de Maggie O’Farrell publié en 2020. 

De quoi cela parle

  • Hamnet plonge le lecteur dans l’Angleterre de la fin du XVIe siècle, à Stratford-upon-Avon.
  • •À travers Agnes, épouse de Shakespeare dont le nom n’est jamais cité, le roman raconte un mariage atypique, la vie domestique loin de Londres et le lien fusionnel qui unit le couple et ses 3 enfants.
  • •La mort du fils Hamnet, âgé de 11 ans, probablement emporté par la peste, devient le cœur tragique du récit. Ce drame a t-il joué un rôle dans l’écriture d’Hamlet ? C’est une des questions que pose l’intrigue.

Pourquoi le lire

  • •Le roman se caractérise par la puissance de son écriture et la façon dont Maggie O’Farrell transforme un blanc de l’Histoire en matière romanesque.
  • •Sa prose donne chair à Agnes, figure longtemps effacée, et explore avec une rare finesse le chagrin, la maternité et la manière dont la douleur intime nourrit l’élan créateur.
  • •Le roman touche aussi par son atmosphère sensorielle, le quotidien rural, les superstitions, et surtout ce portrait d’un enfant oublié.

À l’écran

  • •Ce livre a inspiré une adaptation au cinéma signée Chloé Zhao qui met en scène Paul Mescal et Jessie Buckley dans les rôles de Will et Agnes. Le film est sorti dans les salles françaises en janvier dernier.
  • •Le film insiste sur la passion fondatrice du couple, le drame de la perte de l’enfant et la façon dont Shakespeare va sublimer ce deuil pour nourrir un chef d’œuvre théâtral.
  • •Porté par une mise en scène sensible, il prolonge le roman en imageant ce passage de la douleur à la création.
  • •En plus de l’Oscar décerné dimanche, Jessie Buckley a été récompensée aux BAFTA, aux Golden Globes ou encore aux Screen Actors Guild Awards 2026 pour son incarnation d’Agnes.

👉 Maggie O’Farrell, Hamnet, Belfond, 368 p., 23 €.

🎬 La bande-annonce du film se regarde ici.

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Orwell : 2 + 2 = 5

1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984.

ORWELL : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother… des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui.

Vous pouvez voir le film à l’Omnia République lundi 16 à 20h15 .

Et retrouvez-nous à L’échiquier jeudi 19 à 18h pour en discuter.

Martin Parr, Global warning

Jeu de Paume du 30 janvier au 24 mai

Cette exposition propose de revisiter l’oeuvre de Martin Parr à l’aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Pendant cinquante ans, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr a dressé un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie.

Venice Beach, Californie, États-Unis, 1998
© Martin Parr / Magnum Photos

Plus d’information

NLG

Les peintres au charbon

mardi 24 mars , salle Louis Jouvet

Une pièce écrite par Lee Hall, par ailleurs scénariste de Billy Elliott, et présentée l’été dernier en Avignon. Elle est basée sur un livre du critique d’art William Feaver, The Pitmen Painters et relate l’histoire vraie de la naissance du mouvement pictural, le Ashington Group

Plongez dans l’histoire vraie d’un groupe de mineurs anglais des années 1930 qui découvre la peinture par hasard et se prend de passion pour l’art. Les Peintres au Charbon raconte leur parcours, de la mine aux galeries, interrogeant la place de l’art dans nos vies. Avec une mise en scène évolutive et une ambiance sonore immersive, le spectacle donne à voir la transformation de ces ouvriers en artistes, prouvant que la créativité n’a ni classe sociale ni frontières.

NLG

Blue road

samedi 7 février 17H à l’Omnia

Dans le cadre du festival Elles font leur cinéma, le documentaire Blue Road de Sinéad O’Shea sera projeté à 17H le samedi 7 février à l’Omnia, en présence de Sabine Wespieser, éditrice des romans d’Edna O’Brien. Dans les années 1960, Edna O’Brien a fait une entrée fracassante en littérature avec la trilogie The Country Girls. Ses débuts ont suscité la controverse dans son Irlande natale en raison d’un contenu sexuel explicite, lui valant d’être bannie, et à ses livres d’être interdits et brûlés.

Installée à Londres, elle mène une existence trépidante et intense, organisant des fêtes rassemblant de nombreuses célébrités internationales, multipliant les aventures amoureuses… Edna O’Brien est décédée en juillet 2024 à l’âge de 93 ans. Elle laisse une œuvre riche d’une vingtaine de romans, mais aussi de nombreux essais, nouvelles, pièces de théâtre, une biographie de Joyce et ses propres mémoires parus en 2013 chez Sabine Wespieser éditeur.

Achevé peu avant sa mort, ce portrait documentaire réalisé par Sinéad O’Shea comprend des extraits de ses journaux intimes, lus avec verve par l’actrice Jessie Buckley, des contributions de Gabriel Byrne, Carlo Gébler (fils d’Edna), Doireann Ní Ghríofa ou Anne Enright, ainsi qu’une remarquable dernière interview de cette grande dame de lettres irlandaises, femme de tempérament, qui revient avec dignité et franchise sur sa vie extraordinaire et des plus romanesques.

Ci-dessous , le programme complet du festival Elles font leur cinéma

NLG

Les peintres anglais à Rouen

374, c’est le nombre de représentations de Rouen par des Anglais (88 artistes ), repérées dans le cadre des recherches iconographiques pour la préparation de l’exposition « Rouen retrouvée , une ville au temps des révolutions ».

Malheureusement cette exposition s’est terminée le 17 janvier.

Rouen Cathedral, William Turner, Tate Galery

John Carr est passé à Rouen en 1802-1803 et dès les années 1820 et la mise en place de lignes régulières de bateaux à vapeur pour traverser la Manche, les artistes anglais viennent, nombreux, parcourir la Normandie. Le peintre anglais le plus connu est évidemment William Turner, mais on peut citer également John Sell Cotman (originaire de Norwich!), dont les représentations ont été publiées en 1822 dans l’important volume des Architectural antiquities of Normandy, Samuel Prout, ou un peu plus tard , Lewis John Wood.

Saint Ouen abbey, John Sell Cotman , Norfolk museums collections
Place de la cathédrale , Samuel Prout

NLG