Archives de catégorie : A propos d’histoire

Les peintres anglais à Rouen

374, c’est le nombre de représentations de Rouen par des Anglais (88 artistes ), repérées dans le cadre des recherches iconographiques pour la préparation de l’exposition « Rouen retrouvée , une ville au temps des révolutions ».

Malheureusement cette exposition s’est terminée le 17 janvier.

Rouen Cathedral, William Turner, Tate Galery

John Carr est passé à Rouen en 1802-1803 et dès les années 1820 et la mise en place de lignes régulières de bateaux à vapeur pour traverser la Manche, les artistes anglais viennent, nombreux, parcourir la Normandie. Le peintre anglais le plus connu est évidemment William Turner, mais on peut citer également John Sell Cotman (originaire de Norwich!), dont les représentations ont été publiées en 1822 dans l’important volume des Architectural antiquities of Normandy, Samuel Prout, ou un peu plus tard , Lewis John Wood.

Saint Ouen abbey, John Sell Cotman , Norfolk museums collections
Place de la cathédrale , Samuel Prout

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Ça s’est passé un 19 janvier

Voici un article paru aujourd’hui dans l’essentiel Rouen. Newsletter très intéressante à laquelle vous pouvez vous abonner :

https://www.lessentiel.fr/rouen

Le siège de 1418-1419 reste l’un des conflits les plus marquants de l’histoire rouennaise (crédit : CC)

Le 19 janvier 1419, après un long siège de sept mois, Rouen ouvre ses portes à l’armée d’Henri V d’Angleterre. Une date-clé dans l’histoire normande, qui bouleversera à jamais l’équilibre du royaume.

Une ville à bout de souffle

  • •Depuis juillet 1418, les 70 000 Rouennais résistent à un siège orchestré par Henri V, dans le contexte brûlant de la guerre de Cent Ans.
  • •Privée de ravitaillement par terre et par la Seine, la ville est soumise à une stratégie d’affamement.
  • •L’un des épisodes les plus tragiques reste l’expulsion des « bouches inutiles » (femmes, enfants, vieillards), abandonnées dans les fossés sans secours par les assiégeants.

Une reddition qui change tout

  • •Exsangue et sans espoir de renfort, Rouen entame des pourparlers début janvier 1419. Le 19 janvier, la reddition devient officielle.
  • •Le roi Henri V entre dans la ville le lendemain, à 14 heures, imposant une forte rançon et la remise de 80 otages.
  • •Malgré sa fermeté, le souverain britannique évite la destruction de la cité, jugeant l’enjeu stratégique trop essentiel.

Un tournant historique pour la Normandie

  • •La capitulation de Rouen entraîne l’alignement immédiat de nombreuses villes haut-normandes, livrant de fait tout le duché de Normandie à la couronne anglaise.
  • •La ville devient capitale de la Normandie anglaise, marquant un moment charnière avant l’épisode de Jeanne d’Arc, capturée en 1430 puis brûlée à Rouen en 1431.
  • •Il faudra attendre 1449 pour que Charles VII la reprenne et qu’elle retrouve enfin son attachement au royaume de France.

Paru dans l’essentiel Rouen aujourd’hui.

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Le podcast sur les Anglais à Dieppe au XIXème siècle est en ligne

Le 24 septembre, nous nous étions retrouvés à l’Alliance Française pour assister à la conférence de Serge Van Den Broucke sur cette présence souvent ignorée et pourtant si importante de nos amis britanniques dans la ville de Dieppe.

Si vous n’avez pas pu assister à cet événement ou si vous souhaitez vous remémorer les anecdotes et les détails présentés par Serge, vous pouvez écouter une version audio scénarisée à présent disponible dans le podcast Hastings ! On peut le retrouver, comme tous les autres épisodes, sur toutes les plateformes de diffusion (Spotify, Deezer, Itunes, Amazon Music, PodCloud, etc) et sur You Tube.

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Le mystère Lady Hamilton enfin percé à Calais

Lady Hamilton en bacchante (détail) par Elisabeth Vigée-Lebrun, peinture réalisée en 1790-1791 (crédit : Wilkipedia).

Un patient travail d’enquête scientifique a permis de redonner un visage à l’une des figures les plus romanesques de l’Europe du tournant du XIXe siècle : Emma, Lady Hamilton. Morte dans l’oubli à Calais en 1815, les ossements de la maîtresse de l’amiral Nelson ont fait l’objet d’examens fouillés avant d’être honorée lors d’une cérémonie dans l’église Notre-Dame.

Une enquête aux allures de roman

  • •Depuis plus de dix ans, Dominique Darré, un élu calaisien passionné d’histoire locale, s’était lancé sur la piste des restes disparus de Lady Hamilton. Des ossements retrouvés dans un cimetière voisin, aux côtés de tombes anglaises, ont finalement attiré son attention.
  • •Pour en percer le mystère, l’expertise de Philippe Charliermédecin-légiste et spécialiste reconnu de restes historiques — a été sollicitée.
  • •Grâce à l’étude anthropologique, à la datation au carbone 14 et à la reconstitution faciale, les indices concordent : ces fragments pourraient bien appartenir à l’héroïne déchue.

Le crépuscule d’une icône

  • •Fille d’aubergiste devenue muse et mondaine, Emma Hamilton était entrée dans l’histoire en épousant un diplomate britannique puis en vivant une liaison passionnée avec Horatio Nelson.
  • •Leur relation, qui fit scandale et qui fut marquée par la naissance d’une fille, fut un aspect intime de l’amiral, auteur de la victoire de Trafalgar en 1805, qui lui coûta la vie et signa aussi le début du déclin d’Emma.

L’oubli et la réhabilitation

  • •Accablée par la pauvreté, la maladie et l’alcool, Lady Hamilton se réfugia à Calais en 1814, où elle mourut un an plus tard dans la misère. Ses restes, égarés après le déplacement d’un cimetière, s’étaient effacés des mémoires pendant deux siècles.
  • •Désormais, une urne funéraire trône dans une alcôve de l’église Notre-Dame. Elle est installée sur des supports amovibles, car malgré tous les résultats concordants, il reste une marge d’incertitude qui pourrait conduire à son déplacement au cas où une nouvelle découverte viendrait remettre en cause les conclusions de l’enquête.

Article recopié d’une newsletter hebdomadaire très intéressante sur le patrimoine culturel

Les anglais à Dieppe au XIXème siècle

Une conférence de Serge Van Den Broucke

Nous étions une trentaine mercredi 24 septembre à l’Alliance française pour cette présentation passionnante.

Après un rappel historique remontant à 1430, quand Jeanne d’Arc y fut enfermée puis à 1647, date à laquelle Louis XIX découvre Dieppe et tombe sous son charme, la conférence s’est concentré sur le 19ème siècle , période pendant laquelle la présence anglaise a été la plus importante. 3 à 4000 britanniques y séjournaient alors. On a pu y croiser pour les peintres Aubrey Beardsley, Walter Sickert, John Sell Cotman mais également des écrivains comme Henrietta Stannard (alias John Strange Winter) ou encore Oscar Wilde. En visitant Dieppe maintenant nous saurons pourquoi certaines maisons sont construites en briques jaunes et nous nous attarderons devant le café Suisse ou le café des tribunaux, témoins de tant d’anecdotes de cette époque.

Merci à l’Alliance Française d’accueillir toujours chaleureusement les anglophiles que nous sommes!

Pour découvrir l’histoire notre patrimoine anglo-normand, écoutez les podcasts de Serge sur son site

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Jane Austen

Une conférence de Serge Van Den Broucke

Le mercredi 25 juin, rendez-vous au local d’AVF 7 rue du vieux palais,  à 17H30

A l’occasion des commémorations des 250 ans de la naissance de cette jeune femme remarquable, nous proposons la conférence intitulée :

Jane Austen, l’aventure d’une publication féministe

Dans cette présentation conviviale, outre bien sûr une mise en lumière de sa biographie, et de la splendide ville de Bath, ville chère à son cœur à l’architecture magnifique (et aujourd’hui inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco), l’accent sera tout particulièrement mis sur l’histoire de la publication de ses œuvres, le monde de l’édition en Angleterre à l’époque de Jane Austen, la situation des femmes créatrices et les stratagèmes qu’elles employaient, et le destin souvent étonnant des livres pour parvenir jusqu’à nous.

C’est donc sous un angle particulièrement original que sera rendu hommage à l’une des plumes les plus vives et les plus élégantes d’Angleterre

Auteur / Intervenant : SERGE VAN DEN BROUCKE Journaliste du patrimoine historique

40 places disponibles

Inscrivez-vous auprès de Jacqueline : allanicjacqueline7@gmail.com

200 ans du TransManche

une exposition à l’hôtel du département

  • •En ce mois de juin, est célébré le bicentenaire de la première ligne régulière de traversée de la Manche entre Dieppe et Newhaven.
  • •D’abord opérées par des bateaux à vapeur, ces voyages ont pris une nouvelle dimension avec l’avènement du chemin de fer, qui permet dès 1825 de relier Paris à Londres en quelques heures.

Ce qu’on y trouve:

  • •Pour retracer cette histoire, le Département de la Seine-Maritime s’appuie sur les collections des Archives départementales.
  • •À l’Hôtel du Département, une grande exposition rassemble ces documents d’époque dans les petits et grands salons, complétée de photographies sur les grilles extérieures.
  • •Vous y découvrirez les conditions de traversée pour les passagers, généralement sûres malgré les conditions de navigation parfois difficiles. Vous admirerez aussi l’évolution de la flotte, des premiers paquebots à aubes aux car-ferries, en passant par les cargos qui assuraient le transport de marchandises et de véhicules avant les années 1960.
  • •Sont aussi rassemblés des souvenirs de passagers, à travers des photographies, des films et objets publicitaires d’époque, récoltés directement auprès des normands grâce à un appel à témoignages.

Entrée libre et gratuite, quai Jean Moulin

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Le saviez-vous?

C’est à Rouen que le Nautilus a réussi sa première immersion

Robert Fulton

En 1794, Robert Fulton (né en Pennsylvanie) abandonne complètement la peinture pour se tourner vers la navigation à vapeur. Bien que ses idées ne soient pas reçues avec enthousiasme, il ne se démonte pas et arrive l’année suivante à Paris pour proposer son grand projet de sous-marin de guerre, le fameux Nautilus. 70 ans plus tard, Jules Verne s’inspirera de cette invention dans « Vingt mille lieux sous les mers ». Le gouvernement français rejette d’abord l’idée, puis se laisse convaincre par Fulton.

Reconstitution en coupe du Nautilus (1799) de Robert Fulton, à la Cité de la Mer (Cherbourg, Normandie)

Après une première plongée de démonstration réussie dans la Seine à Rouen, le 29 juillet 1800, le sous-marin, , construit par l’entreprise Perrier, poursuit ses essais au large du Havre et de l’anse de Camaret avant que les états majors de la Marine française ne convainquent le premier consul , Napoléon Bonaparte, d’arrêter le projet.

C’est en France également que R. Fulton rencontre, en 1801, l’ambassadeur américain, Robert R. Livingstone avec lequel il développera son projet de bateau à vapeur.

Le 9 août 1803, Robert Fulton fait naviguer sur la Seine le premier bateau à vapeur. Celui-ci avance à l’allure d’un piéton (environ 6 km/h) et effectue plusieurs manœuvres. Il embarque même plusieurs membres éminents de l’Institut. Malgré le succès de cette démonstration, Napoléon rejette l’invention de Fulton, considérant l’inventeur comme un charlatan. L’Américain retourne donc aux Etats-Unis, où il ouvre le 17 août 1807 la première ligne commerciale régulière, entre New York et Albany.

Réplique du Clermont en 1907

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Les espions anglais contre les fanatiques du pape

Un podcast de Serge Van Den Broucke

En attendant sa prochaine conférence « L’œuvre de Jane Austen : l’aventure d’une publication féministe » qui sera présentée le mardi 25 juin à 17H30 au local d’AVF, vous pouvez découvrir un nouveau podcast sur un pan méconnu de l’histoire d’Angleterre.

A l’époque de Shakespeare, la reine Elizabeth I est au sommet de sa puissance, mais son règne et même sa vie sont sans cesse menacés par les fanatiques catholiques qui, dirigés et soutenus par le pape, sont prêts à tout pour déstabiliser le royaume, faire alliance avec les ennemis de l’Angleterre et fomenter des actions séditieuses mettant gravement en danger la stabilité de l’Etat. Pour contrecarrer ces projets, la reine a confié à Sir Francis Walsingham, un homme habile et intraitable, la mission de mettre en place un vaste réseau d’espionnage des deux côtés de la Manche. Rouen, capitale de la Normandie, était sur le continent la grande plaque tournante de cette organisation puissante, où l’on rencontrait aussi bien des catholiques exaltés que des agents secrets anglais missionnés pour les éliminer. Découvrez le récit spectaculaire de ces époques troublées et pleines de risques, où la ferveur religieuse fut le prétexte à l’accomplissement des pires horreurs.

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Conférence les anglais et l’industrie textile normande au 19ème siècle

A l’alliance française

Nous avons dû pousser les murs et aller chercher toutes les chaises des réserves pour la conférence de Serge Van Den Broucke en partenariat avec Alliance française de Rouen.

Presque 60 personnes sont venues assister à cette passionnante présentation qui faisait référence à de nombreux lieux du patrimoine normand.

Merci à Serge Périchon et Vincent Robin-Gazsity pour l’accueil.

Merci à André Morelle pour l’article paru dans Côté Rouen.

Retrouvez d’autres histoires anglo-normandes captivantes sur le site de podcast Hastings de Serge Van Den Broucke.

Photos Yolande Heredia

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