A propos de Siegfried Sassoon

complément d’information

On attend avec impatience la sortie sur les écrans français de ce nouvel exemple de la remarquable qualité du cinéma britannique dans la réalisation de films historiques (pour info, le film sera disponible en DVD le 8 août sur Amazon UK). Voir article précédent.

Le parcours des jeunes écrivains anglais de la première guerre mondiale, qui se connaissaient tous (Siegfried Sassoon, Wilfred Owen, Rupert Brooke, Robert Graves…) est d’autant plus fascinant, outre la qualité intrinsèque de leurs poèmes déchirants, qu’il montre une mentalité typique de l’ère edwardienne et du règne de George V, souvent très déroutante à nos yeux, un mélange de patriotisme exacerbé, de romantisme souvent nourri des grands textes anciens, et d’un sentiment parfois violent de fascination/répulsion face à l’horreur absolue des tranchées, les plongeant dans des abîmes de contradictions intellectuelles, morales et affectives, entre la guerre idéalisée et la réalité effrayante du terrain. Si Sassoon eut la chance de traverser la tourmente et vécut jusqu’à 80 ans, et Graves jusqu’à près de 90 ans, Owen fut tué le 4 novembre 1918, et Brooke – dont on disait à son époque que c’était « le plus beau garçon que l’Angleterre ait jamais vu » – fut fauché par la mitraille dès le 23 avril 1915. Décidément, cette période est l’une des plus tragiquement captivante de la littérature britannique.Il y a eu un autre film concernant un épisode de la vie de Siegfried Sassoon : Regeneration (réalisé par Gillies Mackinnon, 1997), d’après le fameux livre de Pat Barker. Une version théâtrale a été produite en 2014 au York Theatre Royal.

Si le sujet vous intéresse, la meilleure biographie de Sassoon, est celle de John Stuart Roberts (parue chez Richard Cohen Books en 1999). 

SVDB

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